Bulles, Whisky & Gastronomie 2023 : les artisans du Québec à l’honneur!

Ce fut un retour en force pour LE plus gros événement whisky de Québec. Après plusieurs années d’absence, incluant une année en virtuel, les organisateurs n’ont pas fait les choses à moitié pour leur grand retour dans le vrai monde.

Avec ses 65 exposants et kiosques, on se demandait sérieusement si le temps accordé pour les médias, soit 2 heures, allait être suffisant pour notre soif de scoop. Pour votre information, ce n’était vraiment, mais vraiment pas assez!

Malgré tout, on a quand même eu le temps d’avoir de belles conversations avec plusieurs exposants (et même quelques scoops!). Voici nos impressions!

Un nouvel espace à la hauteur de l’événement

L’événement de cette année s’est tenu dans la grande salle du Quai 30. La quantité d’exposants augmentant sans cesse d’une édition à l’autre, le changement semblait effectivement nécessaire!

Lobby avec file d’attente, vestiaire avec plusieurs employés, kiosques d’information répartis un peu partout; pas mal d’améliorations ont été pensées pour servir la masse de personnes attirées par l’événement (qui a d’ailleurs affiché complet!).

1er arrêt : Distillerie de Québec

C’est toujours un plaisir de croiser les gars de la Distillerie de Québec et de prendre des nouvelles!

Depuis notre visite en 2019, leur superficie de production a doublé et plusieurs produits sont en développement. Ils ont plus de 300 barriques en vieillissement en ce moment et, selon ce qu’on nous a révélé, un brandy de pomme et un acérum seraient parmi les projets prioritaires.

Parmi leurs nouveaux produits, on a notamment pu goûter à un alcool bien spécial : une liqueur de gin & sirop d’érable. En règle générale, nous ne sommes pas nécessairement les plus grands amateurs des produits du genre, souvent très sucrés. Mais dans leur cas, il faut admettre que c’est une réussite : toute la saveur de l’érable sans une surcharge de sucre.

Comme ils sont pratiquement dans le quartier d’à côté, on risque fortement de retourner leur rendre visite dans le courant de l’année!

2e arrêt : Cirka

Au kiosque de Cirka, nous avons été accueillis par la passion contagieuse de Gizmo Sirois, qui nous a parlé en long et en large de leur processus de production.

Cirka est la première distillerie a faire du grain à la bouteille au Québec. Également, elle n’utilise que des fûts neufs qui sont carbonisés localement. Même si les embouteillages n’ont pas de notion d’âge, on nous confirme que rien n’est embouteillé sous 4 ans et demi de maturation. Fait intéressant, l’édition Cirka No3 utilise des fûts de xérès Oloroso âgés de 30 ans qui peuvent valoir jusqu’à 8500$ chacun!

On a pu goûter au dernier produit à l’érable de Cirka : le Foklore. La tendance semble définitivement être à ce genre de produit!

Pour les intéressés, il est possible de prévoir une visite de la distillerie via leur site web. On va certainement réserver notre place pour cet été!

3e arrêt : Artist in Residence

Cette année, la distillerie gatinoise Artist in Residence fait son entrée dans le monde du whisky.

Pour l’instant, Artist in Residence offre un whisky de maïs (auquel est ajouté de l’orge et du seigle) vieilli en ex fûts de bourbon. Une deuxième édition avec finition en fûts de Xéres est également offerte, mais directement à la distillerie seulement.

La distillerie prévoit éventuellement sortir, quelques fois par année, des éditions spéciales en petits lots (1500 à 2000 bouteilles). Le prochain lancement est prévu dans les environs de novembre 2023. On a appris qu’ils se préparent pour le futur en mettant de côté 5 fûts par semaine dédié au vieillissement!

Bref, un nouveau joueur à surveiller!

4e arrêt : Charton Hobbs

Charton Hobbs gère un portefeuille assez large de distilleries, notamment un de nos favoris de tous les temps : Ardbeg! D’ailleurs, une discussion serait en cours pour possiblement organiser l’Ardbeg Day 2023 à… Sherbrooke!

Ce n’est pas dur à croire avec la tendance récente de la distillerie, mais selon CH, Ardbeg veut continuer d’augmenter le nombre de nouvelles éditions par année (autour de 6 ou 7!). On verra bien comment le tout va se traduire côté approvisionnement! Également, les prochaines éditions vont devoir passer par le système de loterie, plus de passe-droits, on dirait bien…

Autre scoop : le Glenmorangie Nectar d’Or tirerait à sa fin. Selon le représentant, les fûts de Sauternes sont devenus très dispendieux et Glenmorangie viserait, vers la fin de 2023, à le remplacer par un produit partiellement finit en Sauternes et en 2 autres vins fortifiés inconnus pour l’instant.

5e arrêt : Passion Whisky Québec et Vertigo

Nous avons continué notre exploration en nous rendant au kiosque de PWQ et Vertigo. On n’y connaissait aucun produit, ce qui arrive rarement, on va dire!

On a pu découvrir l’embouteilleur Pure Scot, qui fait beaucoup affaire avec la distillerie Bladnoch qu’on voit peu souvent ici. Puis, on a découvert Seven Seals, un whisky écossais importé, puis vieilli et affiné en Suisse. La distillerie utilise, semble-t-il, une méthode brevetée innovant (la méthode Stockhausen) afin de réduire le temps de vieillissement des spiritueux. Chose certaine, ce n’était pas mauvais du tout.

6e arrêt : Québec Whisky

Comme c’est la tradition, nous avons terminé notre visite au kiosque de Québec Whisky, qui offrait une très large sélection de whisky locaux et internationaux. C’est toujours un plaisir les voir à chaque année, prêts à partager leur passion et à enseigner les rudiments du whisky à tous.

On a déjà hâte à 2024!

Cette édition de B&W était sans aucun doute la plus grosse, la mieux organisée et la plus diversifié jamais produite. Ce fut fantastique d’y constater une plus grande diversification des produits avec gin, vodka, rhum, cidre, vin, mousseux, cocktail, liqueur, esprit, acérum, whisky.

Nous avons été particulièrement heureux de la présence clairement plus marquée des microdistillateurs québécois. L’industrie québécoise est encore relativement jeune et son identité est encore en train de se façonner. Si les gens que nous avons rencontré sont représentatifs de l’industrie, une chose semble claire : le whisky québécois prendra bientôt la planète d’assaut! (entre autres parce que c’est souvent plus rentable de vendre à l’étranger que d’essayer de se battre avec la SAQ, mais ça, c’est une discussion pour un autre jour!).

Sur ce, on se dit à la prochaine édition! Sláinte!

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