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La Distillerie de Québec : des artisans d’ici à surveiller!

Nous avons récemment eu l’occasion d’aller visiter les installations de la Distillerie de Québec et de rencontrer ses fondateurs, et ce fut une expérience fort édifiante!

Fondée en 2016, la Distillerie de Québec est un projet démarré par deux vrais de vrais trippeux qui ont décidé d’investir leurs économies pour réaliser leur projet le plus fou : faire renaître le savoir-faire de la distillation à Québec!

Le projet est d’autant plus fou quand on considère que fonder et opérer une distillerie dans le contexte particulier du Québec, c’est TOUT un défi. Pour réussir à sauter par-dessus les barrières administratives et légales, il faut être persévérant. Et surtout : il faut être passionné! Chez les fondateurs de la Distillerie de Québec, Christophe Légasse et David Lévesque (tous les deux d’ailleurs informaticiens de profession!), la passion est évidente.

L’histoire de la ville de Québec : au coeur du projet

Christophe et David nous reçoivent d’abord dans le hall d’entrée de la distillerie, aménagée entièrement afin de mettre en valeur l’histoire de la ville de Québec, mais plus particulièrement l’histoire de la distillation dans la capitale. La tradition, qui a presque disparu aujourd’hui, a pourtant occupé une place de choix dans le développement de la ville, et ce, depuis la Nouvelle-France!

L’importance accordée par les distillateurs au patrimoine de la ville est évident jusque dans le nom des 3 produits disponibles en SAQ, qui se rattachent tous à la Capitale, que ce soit dans le temps ou dans l’espace :

  • Le Trait-Carré (Gin)
  • Le Trait-Carré 1665 (Gin vieilli)
  • Le Cap-Diamant (Vodka)

Puisque le gin et la vodka n’exigent normalement pas de vieillissement et peuvent être vendus plus vite, ce sont souvent deux choix évidents pour une microdistillerie qui souhaite commencer à faire rapidement un peu d’argent pour couvrir ses dépenses initiales. C’est souvent la stratégie qu’on adopte avant de se lancer dans des produits offrant un retour sur investissement à plus long terme, comme le whisky, par exemple, qui exige un minimum de 3 ans en baril.

Gin tonic, quelqu’un?

Mais attention : ce n’est pas parce que le gin et la vodka sont un « passage obligé » que les gens de la Distillerie de Québec n’y ont pas pour autant mis toute leur passion et toute leur science. Déjà, à la Distillerie de Québec, on laisse tout de même reposer ces deux alcools plusieurs semaines avant de les mettre en vente pour les bonifier au niveau goût. Les artisans font preuve de beaucoup de minutie, on le constate simplement au regard : la forme des bouteilles, l’art sur les étiquettes, etc. Tout est choisi afin de souligner la ville de Québec et son histoire le plus possible.

Et évidemment, le goût est au rendez-vous.

On goûte!

Christophe et David sont de gracieux hôtes : ils n’ont pas trop attendu avant de déboucher les bouteilles qu’ils nous présentaient. Aussi magnifiques soient-elles lorsque pleines et fermées, soyons francs… on les préfère toujours ouvertes!

Dès qu’on a dégusté le premier produit, c’est devenu assez clair que l’expérience Distillerie de Québec va nettement au-delà des apparences : les produits sont savoureux et uniques.

Ceux qui lisent nos publications régulièrement savent que nous sommes surtout des passionnés de whisky, mais on se plait quand même à apprécier des alcools en tous genres quand ils sont bien faits. Et là, le résultat est assez facile à interpréter : les trois « gars de whisky » que nous sommes sont repartis avec trois bouteilles de gin sous le bras. 😉

Petite info utile à savoir : les gens de la Distillerie de Québec vendent leurs produits directement au comptoir, si jamais vous passez dans le coin et vous vous cherchez un prétexte pour arrêter voir la distillerie!

Quelques notes de dégustation rapides

Vodka Cap-Diamant : une vodka douce et légère faite avec du maïs apportant des notes plutôt sucrées. Disponible pour un prix très raisonnable en SAQ, se boit très bien seule ou dans un cocktail. Voir sur le site de la SAQ.

Gin Trait-Carré : dry gin floral, léger, agrumes, pamplemousse, légères épices. Résultat de beaucoup d’expérimentation et de calibrage : c’est la 26e recette qui a donné le produit final. La recette contient 14 aromates, dont la moitié provient du terroir local. Voir sur le site de la SAQ.

Gin vieux Trait-Carré 1665: il s’agit du gin Trait-Carré classique vieilli de 2 à 6 mois dans d’anciens fûts de rye (seigle) américain. Il s’agit de petits barils de 40 à 60 litres pour optimiser le vieillissement. Au goût : poivre asséchant, citron, épices sucrées, agrumes, une finale propulsée par l’alcool. On pourrait penser que quelques mois ne peuvent changer autant la couleur d’un gin à ce point là mais oui! Il n’y a aucun colorant utilisé dans la création de ce produit. La mise en barrique de l’alcool est effectuée entre 62 % et 64 %. Environ 3% du volume d’alcool est perdu pendant le vieillissement. Voir sur le site de la SAQ.

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Un plancher petit, mais bien organisé

Une fois passé la salle d’accueil, on se trouve directement au lieu de travail des distillateurs. Un peu comme… le laboratoire d’un savant fou, qui donne un feeling à la fois très industriel, mais aussi très cozy. On remarque rapidement que l’espace est optimisé au maximum!

Là où la magie se produit.

Alors que Christophe et David nous racontent leur processus de travail, une chose est claire : les deux informaticiens devenus distillateurs ont visiblement importé toute la rigueur et la méthodologie requise par leur ancien métier dans leur nouveau! Par exemple, afin de conserver une qualité de l’eau optimale et uniforme, un système de traitement d’eau par osmose inverse est utilisé. Comme l’eau est un facteur important pour l’équipe, cet équipement a été fabriqué sur mesure pour répondre à ce besoin particulier.

Mention spéciale aux cuves utilisées pour faire les mélanges de gin (qui sont, en passant, d'anciennes cuves de lait!), les vapeurs à elles seules ont réussi à nous faire douter de notre capacité à conduire en quelques secondes. L'effet fut de courte durée, soyez rassurés. ;)

Des projets plein la tête

Pour les artisans de la Distillerie de Québec, la vodka et le gin ne sont qu’un début.

Depuis décembre 2018, le projet rhum est démarré et devrait arriver sur les tablettes de la SAQ en 2020. Comme le rhum doit passer au moins 1 an en barrique selon la législation canadienne, celui-ci est encore en train de maturer.

Intéressant à noter : des visites publiques de la distillerie seront bientôt offertes! Celles-ci étaient prévues pour cet été mais ont dû être remises pour la fin 2019.

Chose certaine, nous n’avons pas fini d’entendre parler de la Distillerie de Québec. Nous avons TRÈS hâte de voir ce que l’avenir leur réserve. Nous avons aussi très hâte de puiser à nouveau dans leurs réserves.

(Pssst les gars : quand vous sortirez votre whisky, n’hésitez surtout pas à nous lâcher un coup de fil…!)

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